Jurisconsult : du droit, de la politique, de l'actualité

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14 mai 2008

Pour faire plaisir à Leclerc, L'UMP n'hésite pas à supprimer les autorisations d'implantation de grandes surfaces

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Décidemment, les députés UMPistes aiment céder aux syrènes, qui visiblement savent se montrer très attrayantes, des lobbys de tout poil. Après les OGM, la grande distribution.

Hier, Nicolas Sarkozy faisait, lors de son discours de Vienne, dans l'Isère, la promesse de lendemains qui chanteraient, devant une assistance pour le moins peu convaincue. Son arme fatale ? La loi sur la modernisation de l'économie (LME), qui va être discutée devant le parlement dans les prochains jours.

Cette loi comporte, comme JurisConsult le signalait dès le 26 février, une mesure phare : la réforme du droit de l'urbanisme commercial. En effet, l'article 27 du projet de loi "miracle" prévoit un relèvement de 300 m2 à 1.000 m2 du seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation d'implantation de nouvelles grandes surfaces devant la CDEC (Commission départementale d'équipement commercial).

Toujours la croyance en l'adage : "multipliez les supermarchés, vous ferez baisser les prix". Bien entendu, celui-ci ne s'est jamais vérifié, bien au contraire, et malgré l'invasion des grandes surfaces durant ces dernières années, c'est chez ces dernières que se constatent les hausses de prix les plus impressionnantes. Ainsi, l'inflation des prix sur douze mois en France est de 3%, alors qu'elle est de 5,3% dans les grandes surfaces sur cette même période !

Mais Michel-Edouard Leclerc n'était pas content : de quoi se mêlent les élus locaux ? Pourquoi devraient-ils donner leur avis sur la présence des hypers et supermarchés ? Et pourquoi fixer un seuil de 1.000 m2 ? Pourquoi ne pas laisser le champ entièrement libre à nos amis de la grande distribution ? Ainsi, il avait affirmé le 11 mai que le projet de loi de modernisation de l'économie n'était pas assez "radical" pour pouvoir faire baisser les prix, réclamant une plus grande "liberté" dans la "concurrence", dénonçant toute idée de seuil, qui plongerait la France "dans un secteur administré avec un pouvoir accru des élus", des élus dont il ne comprenait pas "ce qu'ils viennent faire là-dedans en terme de concurrence, ce ne sont pas les mieux placés pour choisir quelles sont les enseignes les plus favorables aux consommateurs".

Qu'à cela ne tienne, aussitôt dit, aussitôt fait :  le rapporteur du texte, le député UMP Jean-Paul Charié annoncé pour 2009 la suppression totale et sans condition des procédures d'autorisation préalables à l'installation des grandes surfaces : "fin juin 2009, plus d'autorisation préalable, seulement les schémas communaux et intercommunaux d'urbanisme commercial", ajoutant que "depuis 1973, on a fait des lois opposant grandes surfaces et petits commerces. Or il faut opposer pratiques loyales et déloyales". Le message est clair, net et précis : on n'hésitera pas à sacrifier les petits commerces et les enseignes de proximité aux désidératas des grandes surfaces, peu importe le coût humain, social et financier.

Certes, le rapporteur oublie quelque peu de préciser que tant que les françaises et les français, pardon, les consommateurs, n'auront pas plus d'argent (c'est à dire que les fruits de la croissance seront équitablement répartis), construire plus d'hypermarchés n'aidera pas énormément, mais si l'on peu satisfaire un lobby de temps en temps, il ne faut surtout pas s'en priver.

Les promesses du président Sarkozy sur le pouvoir d'achat n'avaient même pas tenu deux heures...

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08 mai 2008

Nicolas Sarkozy est-il digne de la fonction de président de la République ?

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François Hollande a estimé, hier, que Nicolas Sarkozy n'est "pas digne de la fonction qu'il occupe". Et il est vrai que l'actualité récente nous force à nous interroger. Et de constater que même sous la présidence de Jacques Chirac, si l'opposition a quelquefois demandé sa démission (essentiellement pour cause de problèmes avec la justice), elle n'a jamais considéré qu'il manquait de dignité dans l'exercice de ses fonctions.

Mais avec Nicolas Sarkozy, certains ont quelque peu l'impression d'avoir "changé de dimension". On se souvient de la manière dont Nicolas Sarkozy, durant la campagne et depuis son élection a cherché, de manière absolument outrancière, en même temps, à se servir de ses épouses à des fins de communication et à contrôler ce qu'en disait la presse, faisant renvoyer le directeur d'un hebdomadaire (Paris Match pour ne pas le citer) qui avait l'heur de ne lui point plaire.

L'on se souviendra (et la presse à sensation le fera avec plaisir) de ses vacances à Malte, de ses diners au Fouquet's, de son séjour à Wolfeboro (pendant que Angela Merkel faisait tranquillement ses courses au supermarché de son quartier). L'on se souviendra également de son empressement à faire augmenter son traitement de 146% (soit 11500 euros).

Hier, le président Sarkozy s'est permis, devant les 262 députés UMP convoqués à l'Elysée, de critiquer ses prédécesseurs à droite, Jacques Chirac et le général de Gaulle, qui auraient été incapables de se faire élire avec autant de brio que lui. Catherine Vautrin a jugé ses propos "agressifs", tandis qu'Hervé Mariton s'indignait "il n'est pas obligé de dire du mal des autres".

Mais, plus grave, Nicolas Sarkozy s'en est pris, avec une violence inouie, selon les participants, à la presse, l'accusant de ne pas assez relayer ses messages, et ceux de ses porte-parole. Ainsi, le président de la République a annoncé qu'il avait tout tenté pour sur-médiatiser "la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices", désignant tout d'abord l'AFP, coupable de n'avoir pas fait passer un communiqué de presse de Frédéric Lefèbvre très proche du cercle sarkozyste. L'AFP a réagi contre cette volonté présidentielle de faire écrire par ses amis les dépêches de l'agence, et protestant contre "les pressions exercées".

Enfin, la journée d'hier s'est terminée sur l'annonce par la presse de la nomination, au tour extérieur et par décret de Nicolas Sarkozy, d'Arnaud Teullé (qui avait été conseiller de l'Elysée en charge de la gestion politique des Hauts-de-Seine, et qui s'était illustré lors des municipales à Neuilly par le lâchage de David Martinon, et son entrée en dissidence) à la fonction d'Inspecteur de l'Académie de Paris. Il sera accompagné par son ami David Teillet, ancien délégué général de l'UNI (sorte de pseudo-syndicat étudiant satellite du la droite et de l'extrême-droite), et par ailleurs chef du cabinet de  Xavier Darcos à qui il doit l'ensemble de sa (jeune) carrière, ainsi qu'à Philippe de Villiers, dont il a été le collaborateur. Ces deux produits de l'UMP ont pour principale originalité de ne correspondre en rien à la fonction d'Inspecteur d'Académie. Mais ils bénéficieront d'un traitement coquet, d'un logement de fonction, ainsi que d'une belle voiture avec chauffeur.

Alors, oui, posons-nous la question : Nicolas Sarkozy est-il digne de la fonction qu'il occupe ?

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06 mai 2008

Noël Mamère : "Faut-il fêter Mai 68 ?"

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Par Noël Mamère

(Les Verts)

   

Depuis des semaines, « ils » nous gavent. Comme des oies qui auraient besoin d’être survitaminées avec une hormone appelée Mai 68. Mai 68 devient une série de clichés mondains : Des jeunes filles en mini -jupes et des garçons en jeans écoutent les Beatles et les Rolling Stones, ils se révoltent contre leurs parents et maîtres, en criant CRS SS. Ce réductionnisme transforme mai 68 en un gentil monôme, apparenté à la seule libération des mœurs et de la culture occulte l’histoire, au profit du narcissisme dfun milieu parisianiste qui a mal vieilli. Comme toujours, Nicolas Sarkozy a pris la tête du mouvement.

Rappelez vous, c’était il y a un an, presque un siècle, à la fin de sa campagne, il avait promis de « liquider Mai 68 ». Cela ne voulait strictement rien dire, bien entendu. Il faisait un cadeau à son électorat d’extrême- droite ou de la droite rancie. Alors pourquoi s’en priver ? Les quelques phrases assassines de ce discours lancèrent en quelque sorte les commémorations officielles du quarantième anniversaire des dits « évènements ». Des livres par dizaines sont publiés. On enregistre des centaines d’heures de radio et de télévision où lfon voit toujours les mêmes personnages raconter « leur » mai 68, comme les derniers poilus de 14-18. Les mêmes « experts », sociologues ou philosophes, interviennent en contrepoint pour mettre en perspective le joli mois de Mai. Pour ceux qui, comme moi, nfont pas été à l’époque sur l’avant - scène, cela paraît totalement surréaliste. Mais pour mon fils, cette incongruité le renvoie à une préhistoire où tout serait d’insouciance, où on se révolterait parce que lfon s’ennuie des avantages acquis.

Une sorte de paradis perdu d’où lfon sort en allant s’éclater à Woodstock. Rien n’est plus faux, évidemment. Une génération venait de connaître 8 ans de guerre d’Algérie. Des dizaines de milliers de personnes vivaient dans les bidonvilles. Des centaines de milliers résidaient dans les « grands ensembles », produisant déjà les pathologies urbaines qui vont s’amplifier jusqufaux émeutes de novembre 2005. Dans les entreprises, les ouvriers contestaient les « cadences infernales » et les " petits chefs " faisaient régner l’ordre dans un univers où la section syndicale n’était pas autorisée. Les femmes n’avaient pas le droit d’avorter, pas plus qufelles n’avaient droit à la parole. A l’extérieur de la France, c’était déjà la Françafrique de Foccart qui organisait le néocolonialisme. Le peuple palestinien demandait le droit à un Etat tandis que le Vietnam résistait à l’impérialisme américain. A l’est de l’Europe, des millions d’hommes et de femmes subissaient la loi du « socialisme réel ».

  Mais de quoi parle - t-on aujourd’hui dans les médias ? : d’une guerre qui aurait fait des millions ou même des centaines de morts ? Dfun coup d’état qui aurait substitué un pouvoir à un autre, en le maquillant sous la forme d’une révolution ? Même pas. On pourrait se souvenir que Mai 68 fut la plus grande grève générale, spontanément organisée en France et même en Europe au XX ème siècle. Mais, sur les plateaux, de quoi cause - t- on ? : Des ébats de la Sorbonne, de Nanterre, de l’Odéon, de Dany, de Geismar et de quelques autres. Autant dire de l’écume des choses. Cette manière de traiter l’histoire est celle des médias, pas celle des historiens, ni celle des acteurs réels de l’époque, les ouvriers, les paysans, les étudiants. Si Mai 68 fait sens ce n’est pas à cause des « pro -chinois » qui ont retourné leur veste , des trotskistes qufon retrouve à la télévision, au parti socialiste ou dans quelques grandes entreprises, (même si certains comme Alain Krivine nfont rien perdu de la verve de leur prime jeunesse).

Il y eut, c’est vrai , un phénomène générationnel sur toute la planète. Les « baby boomers » n’avaient plus envie d’être élevés comme des veaux de la croissance des « trente glorieuses », mais de s’émanciper de structures conçues par leurs grands parents et leurs parents pour les protéger de la guerre et des souffrances. Ils avaient observé la fin de la décolonisation et ils ne comprenaient pas qu’après la guerre du Vietnam à la française, les Etats Unis s’acharnaient contre un petit peuple en le bombardant au napalm. Mais ils étaient une minorité. Il y avait très peu d’étudiants dans la société française de 68. Les 80 % d’une classe d’âge au bac n’étaient pas encore au programme des socialistes. Les lycéens ne venaient pratiquement pas des banlieues mais des quartiers bourgeois de Paris et des grandes métropoles. Pour les autres, c’était déjà l’usine. C’était un autre temps, dominé par la guerre froide où, entre les gaullistes et les communistes, il n’y avait rien comme on le vit à l’élection présidentielle de 1969, quand le ticket Mendes France /Deferre fit à peine 5 % .

Mai 68, c’est vrai, a permis de faire éclore le féminisme, l’écologie, le libre choix de l’orientation sexuelle, d’autres rapports d’autorité entre les salariés, entre les générations et les sexes. Mais il aura fallu que des milliers de militants continuent sur cette lancée, en refusant l’enterrement de leurs espérances des juin 68. Et ce fût vrai, parce que le souffle de Mai avait balayé les usines, les bureaux et les champs. Le quartier Latin que lfon célèbre aujourd’hui, avait été déserté. Les seuls morts de mai 68 le furent en juin. Gilles Tautin , lycéen parisien mourrait noyé près de l’usine de Renault de Flins ; deux ouvriers de Peugeot-Sochaux, pourchassés par la police, tombèrent en juin... C’est en juin qufil faudrait célébrer l’anniversaire de Mai 68 ! Car c’est dans les périodes de reflux que se construisent les destins d’une société. C’est dans la défaite de juin 40 que le Général De Gaulle trouva les clefs du redressement national.

Comparaison n’est pas raison. Mais pourquoi parler de Mai sans parler de Juin ? Ceux qui refusèrent les accords de Grenelle mirent en pièce l’autorité de la CGT dans les entreprises. Ils annonçaient déjà LIP et ses ouvriers autogestionnaires qui créèrent une coopérative de lutte, inventèrent des formes nouvelles d’organisation. C’est en août 68 que le peuple tchèque résista par la non violence aux chars russes qui enterraient l’illusion d’un communisme à visage humain. C’est en octobre 68 que les noirs américains, Tommy Smith et John Carlos, portèrent au plus haut le combat pour les droits civiques, en levant le point à Mexico, après que plusieurs centaines de jeunes aient été assassinés sur la Place des 3 cultures. On était loin des charmes de la marijuana et de la révolution sexuelle, loin de San Francisco et de la culture underground, loin des images d’Epinal de Paris et de ses pavés dont on nous annonce aujourd’hui qufon pourra les trouver sous forme de chocolat dans une pâtisserie branchée L’histoire est devenue une marchandise, Mai 68 une marque de fabrique pour quelques papys qui racontent interminablement le théâtre de leur jeunesse, imposant le silence aux millions de ceux qui occupèrent leurs entreprises, leurs facs et leurs lycées. Mais l’esprit de Mai, lui, nfa rien à voir avec ce spectacle pour bobos fatigués.

Il vit à travers les ouvriers sans papiers en grève dans leurs entreprises, dans la révolte des lycéens contre la suppression de postes, dans les banlieues en révolte ; Il vit dans les émeutes de la faim contre les spéculateurs et les institutions financières ; Il vit dans le combat des peuples tibétains, birmans, palestiniens, tchetchènes ; Il vit en Amérique Latine où , quarante ans après lfassassinat de Che Guevara, de la Bolivie au Paraguay, du Vénézuéla au Chiapas, les peuples prennent en main leur destin ; Il vit dans les combats des paysans de Via Campesina contre les OGM et pour la souveraineté alimentaire, dans l’écologie des pauvres des Sans terre, du Brésil à l’Inde, dans les luttes pour le droit à l’eau... Partout où l’injustice règne, Mai 68 se traduit par le droit à la révolte, à la résistance, à la désobéissance. Quand c’est insupportable, on ne supporte plus. On a toujours raison de se révolter, comme en Mai 68.


 

Blog de Noël Mamère

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01 mai 2008

1er mai 1993 - 1er mai 2008 : Hommage à Pierre Bérégovoy, victime de la calomnie et de la haine

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Il y a quinze années, jour pour jour, dans la soirée du samedi 1er mai 1993 disparaissait Pierre Bérégovoy, victime de la haine et de la calomnie.

La cérémonie, à laquelle j'ai eu l'honneur d'assister, ce matin au Cimetière Jean Gautherin a été marquée par l'absence criante de membres du gouvernement, et par l'ignominie de la rumeur, propagée par des charognards, au rang desquels des chaines de télévisions, des "biographes" autoproclamés et des élus de la République, dont l'honnêteté n'a jamais été la caractéristique principale (bonjour, Bernard Debré).

Le drame de la mort de Pierre Bérégovoy a profondément touché l'immense majorité des françaises et des français qui se sont joint en pensées au deuil de la famille de l'ancien premier ministre. Cette émotion est toujours aussi vive chez nombre d'entre nous alors que nous célébrons le quinzième anniversaire de sa disparition. Il y a, chez les nivernais que j'ai eu l'immense chance d'accompagner ce matin au Ci reconnaissance de sa valeur qui s'est imposée trop tardivement, mêlée à un attachement profond dont a témoigné et témoigne encore l'émotion sincère qui n'a pas quitté les cœurs depuis deux ans.

Pierre Bérégovoy était un homme simple, un homme bon, rarement en colère : c'était "quelqu'un de bien".

Dans la gorge et sous la plume de François Mitterrand, le 4 mai 1993, il y avait de la tristesse, de la colère, et des mots qui rendent hommage tout en faisant réfléchir : "l'émotion, la tristesse, la douleur qui vont loin dans la conscience populaire depuis l'annonce de ce qui s'est passé samedi, en fin de journée, près de Nevers, sa ville, notre ville, au bord d'un canal où il était souvent venu goûter la paix et la beauté des choses, lanceront-elles le signal à partir duquel de nouvelles façons de s’affronter tout en se respectant donneront un autre sens à la vie politique ? Je le souhaite, je le demande et je rends juges les Français du grave avertissement que porte en elle la mort voulue de Pierre Bérégovoy".

Ce mots sont toujours d'actualité, ce cri, cet avertissement, encore du moment. Les chiens de 1993 sont toujours là, jusqu'aux plus hautes fonctions de l'État. Mais ce n'est pas (encore) l'heure de régler des comptes... "De mortuis nihil nisi bonum" (des morts, il ne faut parler qu'en bien), disait l'adage latin. Concernant Pierre Bérégovoy, nous n'avons pas à nous forcer.

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